Quand on pense aux discriminations, on imagine souvent de grands obstacles administratifs, des injustices flagrantes à l'embauche ou des contrôles de police. Pourtant, la réalité est beaucoup plus insidieuse. En Suisse, le racisme se niche d’abord dans nos gestes les plus simples : prendre le bus, chercher un appartement ou commander un café.

Le secteur commercial est celui dans lequel une prestation de service est fournie contre le paiement de celle-ci en nature ou contre la monétisation de données personnelles (par exemple sur les réseaux sociaux).

Les secteurs commerciaux concernés sont les suivants :

  • Transports publics : 35 %

  • École, formation : 30 %

  • Recherche de logement : 18 %

  • Association, culture : 13 %

  • Santé : 9 %

  • Accès à un bar ou club : 9 %

  • Internet, réseaux sociaux : 8 %

  • Assurances sociales : 8 %

  • Sport : 5 %

Sur un total de 281 % de situations de discrimination*, le secteur commercial totalise à lui seul 135 % des situations quotidiennes vécues (soit près de la moitié), contre 72 % pour la discrimination au travail (emploi et recherche d’emploi) et 40 % pour les discriminations commises par l’État (administration, police, contrôle aux frontières, justice et tribunaux).

Ces chiffres ne sont pas juste des statistiques : ce sont des trajectoires de vie impactées, de la charge mentale accumulée et un sentiment d'exclusion profond.

Avec All Welcome, participons au changement et construisons une société véritablement inclusive.

* Extrait du rapport du SLR Discrimination raciale et autres types de discrimination – Réactions, conséquences et aide aux victimes – Conclusions tirées des résultats de l’enquête

En moyenne, le fait que le total atteigne près de 300 % démontre qu'en Suisse, une victime de discrimination raciale la subit généralement dans 3 situations ou contextes différents (300 % / 100 % = 3 situations en moyenne par personne). Cela illustre le caractère répétitif et quotidien du problème.